Compte rendu du concert
"...Vincent Eckert, chanteur strasbourgeois et ses quatre musiciens, tous vêtus de noir, ont chauffé la salle, en première partie de Calogero, avec six chansons de leur composition. Une belle occasion pour cet auteur-compositeur-interprète, au look de Gérard Blanchard, de se faire connaître devant le public de 10 000 personnes. On sent dans ses chansons les influences de Noir Désir ou encore Louise Attaque. Il profite en outre des talents d'un guitariste polyvalent, qui joue aussi bien du violon et de l'accordéon, quand lui joue de la guitare et de l'harmonica..".
L'ALSACE dimanche 7 aout 2005
Compte rendu du concert
"...Toujours difficile de s'imposer en première partie d'une grosse pointure. Cependant, Vincent Eckert a imposé son style de rockeur au grand coeur. Le chanteur strasbourgeois, entouré de son groupe, aura eu la chance de jouer devant un imposant public. Habitué à la scène, il n'aura sans doute jamais connu telle affluence. Même si peu sont venus pour lui, il a largement rempli le contrat. Ses textes engagés reflètent le mal être d'une génération, et son style de rockeur désenchanté n'est pas sans rappeler un certain Bertrand Cantat. Il ne sera sans doute pas surpris de la comparaison…"
Je ne suis en effet pas surpris de la comparison...Voici donc les photos des personnes pré-cités et la mienne !
DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE mercredi 3 aout 2005




B.Cantat, G.Blanchard, V. Eckert et Calogero
En première partie de Calogero
Le « spectacle vivant » de Vincent Eckert
Pour le musicien-poète strasbourgeois Vincent Eckert, les concerts sont des « spectacles vivants ». Il partagera ces « moments uniques » avec le public de la Foire aux Vins, samedi 6 août à 20 h, en première partie de Calogero qui jouera à guichets fermés.
Vincent et les membres de son groupe viennent de passer des semaines exaltantes. Fin mai, ils se sont retrouvés en Bosnie pour une série de concerts organisés par le centre culturel français à Banja-Luka, Prijedor, Tuzla et un Srebenica de sinistre mémoire.
« Ce périple nous a marqués tant musicalement qu'humainement. Le fait de jouer à Srebenica prend un sens différent. On était juste venus pour faire de la musique, mais on n'a pu se dégager du contexte. Nous nous sommes rendus compte que les chansons ne sonnaient pas de la même manière. Notre petite mélancolie d'occidental prenait une autre profondeur... »
Aux Francofolies
Puis, par l'intermédiaire de la ville de Strasbourg, ils se sont produits à Stuttgart et Munich à l'occasion de la Fête de la musique. Ils ont ensuite joué dans un club de l'Ile d'Yeu et, cerise sur le gâteau, aux Francofolies de La Rochelle. « Nous y sommes restés une semaine, ce qui nous a donné l'occasion de prendre des contacts et de voir des concerts ». Sélectionnés pour participer aux chantiers des Francofolies, ils ont accompli tout un parcours musical : cours de chant, de mise en situation, rencontres avec des professionnels et concert le 14 juillet, sur la scène de l'Horloge. « C'était un séjour très dense et très intense ! »
La belle aventure a débuté en 1999. Cette année-là, Vincent a eu envie de vivre la musique autrement. « Etre simplement guitariste dans un groupe ne me suffisait plus ». Entré en musique par le biais du rock, l'auteur-compositeur-interprète se rend compte que ce qu'il aime par-dessus tout, c'est composer des poèmes. Aujourd'hui, il fonctionne avec une association, Prologues. Un premier album, d'OueST, est sorti en 2004.
Fan de rencontres
Son ambition : amener ses textes et sa musique devant un maximum de monde. « On a tourné à Paris, en Bretagne, dans le Nord, partout où il est possible d'aller ! J'aime bien proposer des concerts complets, inviter des comédiens sur scène ». Ou intégrer de la danse « qui peut aussi être vecteur de mots ». Vincent y songe pour son 2e CD qui sera « quelque chose de plus épidermique, d'un peu plus rock ».
En attendant, il « se réjouit de rencontrer le public de la Foire aux Vins ». Il y sera entouré de Raphaël Bloch (guitare), Matthieu Geiger (basse), Julien Beaulieu (batterie) et Sébastien Ferry (accordéon, violon, guitare, mandoline
L'ALSACE samedi 6 aout 2005
Vincent Eckert, d'Ouest en Est
Le soir du 14 Juillet, Vincent Eckert jouait aux Francofolies de La Rochelle. Ce soir, il sera sur la scène de la Foire aux vins, en première partie de Calogero. Chaque fois, il mesure la chance qui lui est donnée de pouvoir « rencontrer le public ». « On a pris goût aux concerts, souligne-t-il, il y a une sorte d'exaltation à amener nos chansons partout ». À 35 ans, le Strasbourgeois poursuit sa route, sereinement. Après le six titres Goutte à goutte et le maxi Tant pis, son premier album, le celtisant D'Ouest, a été distribué nationalement (par une société qui a, depuis, déposé le bilan…). En marge des Francofolies, il a noué des contacts avec les maisons de disques, sans illusion. « Ils sont très sollicités, on verra si ça donne quelque chose à l'automne. La professionnalisation n'est pas une fin en soi », déclare-t-il, même s'il ne prend jamais de vacances et dit « penser à la musique tout le temps ».
Voyage initiatique
Il y a quelques années, Eckert expliquait s'être lancé en solo faute d'avoir rencontré le groupe qui lui convenait. Aujourd'hui, il conjugue sa musique au pluriel, parle de « nous » pour lui et les musiciens qui l'accompagnent (Julien Beaulieu, Sébastien Ferry, Matthieu Geiger). « Chacun a une part de créativité, il y a une émulation autour des morceaux, chacun y apporte ce qu'il peut. Nous sommes tous au service des chansons, intransigeants sur le résultat ». Au printemps dernier, le groupe a passé cinq jours en Bosnie, donnant des concerts à Banja Luka, Tusla et Srebrenica. Depuis, Eckert est un autre homme : « On ne peut jouer là-bas comme on joue ailleurs. Je n'étais guère au courant des dessous du conflit, ça nous a explosé à la gueule. Des textes que j'avais écrits avant ont pris un sens nouveau, bouleversant. Chanter en français devant un public étranger m'a également fait découvrir que les mots peuvent avoir un sens par leurs seules sonorités ». Lui qui se refusait à donner à ses textes une coloration socio-politique a pris conscience qu'on ne peut « pas toujours faire abstraction du contexte et de l'époque ». Il ne se pose pas pour autant en donneur de leçons, par peur des raccourcis et du « culturellement correct ». La Bosnie, il espère y retourner au printemps prochain, envisage une création originale avec des musiciens de là-bas. D'ici là, Eckert prévoit d'enregistrer un nouvel album, « plus rock, plus épidermique, plus corporel », marqué par sa découverte du monde du théâtre et de la danse contemporains. Ses maîtres mots restent « sincérité, simplicité, avec un peu de beauté aussi ». Vincent Eckert est un honnête homme…


